
Série :
Allée des rosiers
Numéro : 1
Editeur :
Carabas
Collection
:
Date de publication : septembre 2007
ISBN : 978-2-35100-283-4
Prix : 13,00 €
Couleur
Mauvaise rencontre (dessin Olivier Martin)
Où comment Fred et Medhi se retrouvent au poste faute à leurs
nanas... Une histoire de quiproquo, où les plus malignes ce sont
les filles. Un flic un peu borné mais pas sans humour, la violence
d'un père contre sa fille, une histoire qui se reconstruit comme un
puzzle avec nos deux héros tout penauds au milieu.
Fausse alerte (dessin Laurent Houssin)
Il va maintenant falloir aller chercher les filles à leur sortie de
prison. Et pour trouver un cadeau, Medhi ne trouve pas d'autre idée
que d'aller lui acheter un cadeau avec un chéquier volé. Pendant ce
temps, Fred reste près de sa soeur sur le point d'accoucher pendant
que son mari est à l'ANPE pour trouver du boulot. Encore un Noël
qui risque de se terminer derrière les barreaux ou à l'hosto...
Qui sème la peur récolte la colère (dessin Benoît
Springer)
Le ton sec et revêche d'une conseillère aigrie. Le visage fermé et
impuissant de Baptiste. Devant l'intransigeance de
l'administration, il voit défiler sa vie, son fils qui va naître,
lui qui n'a pas de boulot, et cette femme qui jouit du pouvoir
qu'elle a sur lui. Alors Baptiste craque...
(Source éditeur).
Trois histoires mêlant différents personnages, tous touchants à
leur manière, une vie de quartier au coeur de la banlieue avec ses
"loosers", ses futurs parents, la peur de l'avenir, le chômage,
l'amour, l'espoir.
Trois histoires qui peuvent paraître banales mais qui, sous la
plume de Severine Lambour, sont loin des clichés habituels grâce à
la justesse des dialogues et des personnages.
Trois histoires, trois illustrateurs, trois univers graphiques qui
donnent un intérêt supplémentaire à cet excellent album. Chaque
histoire à son propre rythme, sa propre dynamique.
Ma préférence ira à "
Qui sème la peur récolte la colère".
Un récit plus cru que les autres. On tombe dans l'inhumanité de
l'administration incarné par la raideur et la rigidité d'une femme
qui a tout pouvoir sur un homme désespéré... Le dessin de Springer
est fort. Il joue sur les ombres, fige ses personnages, rend compte
à la perfection du cercle vicieux et de la violence de la
situation.
Un premier opus d'une série prometteuse, loin de tout pathos.