
Série :
Bravado
Numéro : 1
Editeur :
EP éditions
Collection
:
Trilogies
Date de publication : février 2005
ISBN : 2-848100-78-8
Prix : 12,60 €
Couleur
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DAENINCKX Didier, Scénariste |
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MAKO, Illustrateur |
Dans un Paris meurtri par la guerre civile, Bravado fait la
connaissance de l'Andalouse : le modèle préféré des peintres
Auguste Renoir et Gustave Courbet. Il la retrouvera plus tard, en
Amérique, au bras d'un officier sanguinaire de la police
versaillaise. De l'amour passion à la haine, il n'y a qu'un pas.
Qui est véritablement l'Andalouse ? D'où vient la fortune de
Bravado ? Les réponses sont cachées dans la destinée hors du commun
de deux personnages ballottés par l'histoire en marche.
(Source éditeur).
Le romancier Didier Daeninckx n'en est plus au stade de
l'expérience dans le scénario BD. Tout d'abord adapté par Tardi (Le
der des ders), il a par la suite écrit des histoires spécifiquement
pour le 9e art, comme Le train des oubliés ou La page cornée
dessinés par Mako. Bravado, nouvelle collaboration de ces deux
auteurs, est une aventure historique prévue en trois volumes.
En 1900, Bravado est un propriétaire de ranch qui a fait fortune en
Amérique. Il se prépare à retourner en France avec sa fille pour
voir l'exposition universelle de Paris. La jeune femme lui demande
d'enfin lui donner des détails sur sa mère. Il se remémore alors
son parcours et sa rencontre avec celle qui servait de modèle à
Renoir et Courbet, surnommée l'Andalouse. C'était pendant la
Commune de Paris, à quelques heures de la tristement célèbre
semaine sanglante. A l'époque, Bravado était un insurgé communard.
Les représailles mortelles organisées par Thiers, qui firent plus
de 20000 victimes, l'avaient contraint à la fuite et à l'exil en
Amérique…
Evoquant à la fois le tableau longtemps controversé de Gustave
Courbet "L'origine du monde" et la jeune Amérique, le titre de ce
premier tome est une construction très habile, qui résume
parfaitement la progression du personnage. Au point qu'on pourrait
se demander si Daeninckx n'a pas imaginé cette histoire pour le
seul plaisir de ce titre en couverture. Peut-être aussi pour la
première case de la planche 14. On y voit un corps nu et lascif,
dans une pose identique à celle du tableau de Courbet… à ceci près
que c'est un homme qui y est représenté. Clin d'œil facétieux, mais
aussi ellipse réussie pour suggérer les ébats qui viennent d'avoir
lieu… bref une case mémorable. Sur l'ensemble, signalons tout de
même que les auteurs sont plus passionnants lorsqu'ils évoquent les
barricades de la Commune que lorsqu'ils donnent dans le western en
faisant de leur héros une sorte de Jesse James.